Page 13 - Livre électronique du congrès AFMAPATH 2022
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LES BIOTHÉRAPIES DANS L’ASTHME SÉVÈRE
                  SOUALHI MOUNA
                  Vendredi 20 mai. 15h - 15h30



              Les biothérapies disponibles dans  l’asthme  sévère ciblent  IgE  (Omalizumab),  l’IL-5
              (Mépolizumab,  Reslizumab),  le  récepteur  de  l’L-5  (Benralizumab)  et  le  récepteur  de
              l’IL-4/IL-13 (Dupilumab).
              Ce sont des traitements innovants et coûteux, ce qui implique des modalités de prescription
              et de suivi strict.  Elles ne peuvent être envisagées que chez des patients présentant un
              asthme sévère selon la définition ATS/ERS  (asthme ayant nécessité l’année précédente, la
              prise d’un traitement de fond de palier 4 ou 5 du GINA et/ou une corticothérapie systémique
              pendant au moins la moitié de l’année pour être contrôlé ou reste non contrôlé malgré ce
              niveau thérapeutique).
              Ces nouvelles thérapeutiques de la famille des biothérapies et l'émergence du concept de
              médecine personnalisée, offrent de nouvelles opportunités de prise en charge de l’asthme
              sévère ayant pour  objectif  un meilleur  contrôle de l'asthme  et  une  réduction  des
              exacerbations en évitant le recours aux corticoïdes par voie générale.
              Actuellement  au Maroc, le seul produit disponible sur le marché est  l’Omalizumab.  On
              présente notre expérience avec ce traitement chez des patients ayant un asthme sévère
              allergique pris en charge au  service de pneumologie à l’hôpital Moulay Youssef du CHU de
              Rabat.




                  LES FACTEURS PRONOSTIQUES DE LA BPCO

                  AMINE BENJELLOUN
                  Vendredi 20 mai. 15h30 - 16h



              La BPCO est définie comme une obstruction progressive et permanente des voies aériennes.
              Le principal facteur de risque est le tabagisme actif. Elle est source d’handicap respiratoire
              avec déclin de la fonction respiratoire, d’exacerbations plus ou moins fréquentes et à terme
              d’une insuffisance respiratoire chronique menaçant le pronostic vital.
              Différents facteurs pronostiques ont été identifiés dans la littérature, les plus fréquents étant
              l’âge et le tabagisme. Des scores pronostiques ont également été établis pour prédire au
              mieux  la mortalité  :  BODE, BODEX, eBODE, CODEX  associant de  façon variable  l’IMC,
              l’obstruction  bronchique,  la dyspnée, la capacité  d’exercice, les exacerbations et les
              comorbidités. Ces scores sont corrélés de façon évidente au risque de décès mais sont
              incapables de prédire la mortalité à un an nécessaire pour débuter les soins palliatifs ou de
              prévoir la mise sur liste de transplantation.

              Les différents traitements de la BPCO permettent pour certains d’entre eux d’améliorer la
              survie (le sevrage tabagique, la réhabilitation, l’OLD, la VNI, la transplantation, le traitement
              des comorbidités)  avec un effet  plus discutable  pour  d’autres (le traitement
              pharmacologique,  la substitution  en alpha1 antitrypsine et  le  traitement  de  réduction
              pulmonaire).




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